« J'avais préparé une carte de la géologie du massif sous forme de tarp. Arrivée à l'Olan, je pouvais donc poser mon abri dans le lieu que la carte représentait. Je voulais expérimenter de "vivre" sous la carte. Après quelques essais et photos de mon installation, j'ai eu le sentiment de vivre la montagne sous la forme du déplacement en partant en vadrouille à la journée.J'ai eu l'envie de poursuivre la résidence en me concentrant sur le refuge et son équipe, ce point fixe au milieu de nombreuses trajectoires.De nombreuses discussions et situations m'on fait ressentir des similitudes entre le milieu maritime et celui de la montagne.Le refuge tel un phare, la gardienne guettant aux jumelles l'évolution des cordées et évaluant le temps qu'il leur faudra pour terminer la course, les origines et destinations des clients notées rigoureusement dans un carnet de bord pour pouvoir donner des renseignements au secours si nécessaire, les appels entre refuges pour savoir si on a vu le client manquant à l'appel du dîner, l'écoute attentive chaque soir à 19h de la météo à la VHF...Le projet qui se dessine suite à cette semaine au refuge de l'Olan serait une sorte de carte qui représenterait les refuges comme un réseau, comme des lieux qui ne sont pas isolés mais connectés entre eux et entre lesquels les randonneurs et alpinistes évoluent sous le regard attentif des gardiens.Un point fixe au milieu du mouvement. »
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