« Quand je suis arrivée au refuge de la Molière j'ai d'abord noté l'abondance des vaches et de la Gentiane dans les pâtures (mon intérêt pour la plante était en partie motivé par mon amour pour son breuvage homonyme). J'ai ensuite rencontré deux frères en randonnée qui, entre nos discussions autobiographique, m'ont appris à jouer à la scopa. Je me suis mise à fabriquer le jeu de Scopa du refuge en gravure. C'était laborieux, j'ai dessiné des vaches, de la gentiane, le moto-quad, la gardienne du refuge et le berger. Je suis revenue à la gentiane. Les quelques morceaux de racines que j'avais mis à sécher sur la terrasse ont été pris par les passants pour des champignons. Avec les anciennes couvertures du refuge j'ai fabriqué un étendard - gentiane, plus de confusion possible. Entre temps j'ai fait avec des boîtes en métal la cloche d'appel à la soupe : ça a occupé mes mains pendant que je pensais à la fleur jaune et le berger m'a donné une sonaille pour parfaire l'harmonie. J'ai donné mon mail à un auvergnat qui était censé m'envoyer sa recette de liqueur, je ne l'ai jamais reçue. Depuis que je suis rentrée macèrent à la cave : 5l de blanc, 60cl de gnôle, 900gr de sucre, 60g de racine de gentiane sèche, 2 oranges en quartiers. »
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